À partir du 1er mars 2025, les fonctionnaires verront leur rémunération en cas d’arrêt maladie diminuer de 10 %. Cette mesure, introduite par l’article 189 de la loi de finances pour 2025, suscite une vive opposition et pourrait plonger de nombreux agents dans une précarité accrue.
Une Réforme Controversée
Les agents en congé maladie ordinaire (CMO) ne percevront plus que 90 % de leur traitement indiciaire brut durant les trois premiers mois de leur arrêt. Cette réduction touche tous les fonctionnaires, qu’ils soient titulaires, stagiaires, à temps complet ou partiel. Les agents de catégorie C, représentant une part significative des effectifs territoriaux, seront particulièrement affectés.
Impact Financier et Opposition Syndicale
La baisse de l’indemnisation pourrait entraîner une perte de plus de 200 euros pour 20 jours d’arrêt, en cumulant le jour de carence et la réduction de 10 %. Les syndicats et employeurs territoriaux, réunis lors des Conseils Communs de la Fonction Publique (CCFP) des 11 et 19 février 2025, ont émis un avis défavorable sur cette mesure, dénonçant une atteinte aux droits sociaux sans concertation.
Contournement Possible par les Collectivités
Certaines collectivités envisagent de maintenir l’indemnisation à 100 % en délibérant au sein de leurs instances. Philippe Laurent, Maire de Sceaux et porte-parole de la Coordination des employeurs territoriaux, défend cette position au nom du principe de libre administration. Cependant, ces délibérations seront contestées par les préfets, l’État souhaitant garder la main sur la gestion des ressources humaines.
Réaction de la FA-FPT
La FA-FPT dénonce cette réforme injuste et encourage les agents à démontrer les effets délétères du « présentéisme forcé » en se rendant au travail même malades. Cette approche provocatrice vise à sensibiliser sur les conséquences néfastes de la réforme.
Pour en savoir plus, consultez notre article complet (avec simulateur pour connaître la perte estimée de votre congé pour maladie ordinaire).
