Ce qu’il faut retenir
📌 Le 2 mars 2026, lors du Comité Social Territorial (CST) de la Ville et du CCAS de Saint-Lô, la FA-FPT a souhaité alerter sur le plafonnement des ressources du CNFPT qui met en danger la formation des agents territoriaux et, demain, l’organisation même du service public de proximité.
📩 Quelques jours plus tard, Madame le Maire a tenu son engagement : un courrier officiel a été adressé aux sénateurs et députés de la Manche (document joint en fin d’article).
Des mots clairs et portés avec conviction…
✅ Lundi 2 mars 2026 : un CST “formation”… avec une alerte nationale
Le CST portait notamment sur le règlement de formation. La FA-FPT a d’abord reconnu le travail mené localement : un texte issu de nombreux échanges avec l’équipe municipale et l’administration, et un dialogue social constructif par la présence de la FA-FPT et des propositions concrètes d’améliorations pour les agents de la collectivité.
Mais nous souhaitions aussi rappelé une évidence : on ne peut pas parler formation “localement” sans évoquer ce qui venait de se décider “nationalement”.
🚨 Nous dénonçons : un plafonnement qui attaque la formation
Dans notre déclaration liminaire, nous avons pointé un choix budgétaire lourd de conséquences :
- plafonnement des recettes du CNFPT à 396 980 060 €
- recettes attendues autour de 443 M€, soit environ 45 M€ retirés, qui partent renflouer les caisses de l’État
Nous l’avons dit clairement : ce n’est pas une “économie technique”. C’est un prélèvement qui revient à faire de la formation une variable d’ajustement, alors qu’elle est au contraire la condition d’un service public de qualité (compétences, sécurité, évolutions de métiers, nouvelles exigences).
🧾 Des conséquences très concrètes (agents… et collectivités)
Ce que nous avons voulu rendre visible, ce sont les impacts réels. Dans notre déclaration, nous rappelons que 45 M€, c’est :
- l’équivalent de la totalité des frais de déplacement des stagiaires pris en charge par le CNFPT (avec un risque de report demain sur les budgets des collectivités)
- des actions essentielles fragilisées (formations structurantes, dont la police municipale ou sapeurs-pompiers, etc.).
… Relayés par ceux qui en ont le pouvoir
🏛️ Notre demande aux élus : s’exprimer, s’engager à relayer
Lors du CST, nous avons demandé que les élus s’expriment et relèvent le sujet auprès des décideurs : parce que ce dossier touche l’organisation des services, les finances locales, et au final les usagers.
Engagement annoncé en séance… engagement tenu : Madame le Maire a adressé un courrier officiel aux parlementaires.
Dans cette lettre, Madame le Maire rappelle :
- le rôle du CNFPT pour la formation continue de près de 2 millions d’agents territoriaux
- le financement par une cotisation obligatoire de 0,9% de la masse salariale des employeurs territoriaux
- le plafonnement à 396 980 060 €, correspondant à 45 M€, soit environ 10% du budget
- des exemples parlants : centre de formation de police municipale ou frais de déplacement d’1 million de stagiaires/an
- l’idée essentielle : ce n’est pas seulement une contribution aux finances publiques, c’est un frein à la qualité et à la diversité de l’offre de formation.
👉 La FA-FPT Saint-Lô remercie Madame le Maire d’avoir pris ses responsabilités sur ce dossier : quand la formation est attaquée, il est utile que la voix du terrain soit portée jusqu’aux lieux où les arbitrages budgétaires se décident.
🎯 Et maintenant ?
📌 Nous suivrons les retours des parlementaires et les suites données à ce courrier.
📌 Nous continuerons à défendre une ligne simple : la formation des territoriaux n’est pas une variable d’ajustement, c’est un investissement indispensable pour des agents qui doivent, chaque jour, s’adapter aux urgences, aux réorganisations, aux nouvelles obligations et aux besoins des habitants.
